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Les pôles de compétitivité : état des lieux à la fin de la phase 4

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Les pôles de compétitivité : état des lieux à la fin de la phase 4

Les thémas de la DGE n°9

Lancés en 2005, les pôles de compétitivité ont permis de développer les collaborations innovantes entre leurs adhérents, à savoir des entreprises, des centres de recherche et de formation qui partagent un type d’activité ou ont des centres d’intérêts communs. Les pôles accompagnent aussi leurs membres dans la recherche de financements publics nationaux ou européens pour leurs projets de R&D et dans la recherche de partenaires à l’étranger.

Les objectifs de la politique des pôles ont progressivement été redéfinis à chacune des quatre phases qui se sont succédées depuis 2005. Initialement centrés sur un territoire bien défini, les pôles ont élargi leur champ d’action aux entreprises d’autres régions et leur nombre a été fortement réduit, de 71 en 2012 à 54 en 2021. La cinquième phase va être lancée en début d’année 2023 avec l’annonce de la nouvelle liste des pôles sélectionnés. La nouvelle orientation a été définie notamment en fonction des résultats du bilan de la phase 4 présenté dans cette publication.

Trois types de travaux ont été conduits pour dresser ce bilan. Premièrement, une enquête adressée aux membres des pôles montre que le dispositif semble avoir globalement répondu à leurs attentes ; ceux-ci souhaitent d’abord renforcer les actions de base des pôles : la mise en réseau et l’aide à la recherche de financements publics.

Deuxièmement, un recensement des adhérents de chaque pôle a été réalisé en 2021 : la participation des entreprises aux pôles continue de progresser mais ralentit car les recrutements de nouveaux membres sont moins dynamiques. Enfin une évaluation au cours de la période 2013-2019 montre que l’adhésion des PME aux pôles s’accompagnerait d’une augmentation de leurs dépenses de R&D trois fois plus élevée que les aides reçues pour les financer. Elle montre aussi des effets positifs significatifs de l’adhésion sur l’activité et l’emploi. Ces effets, nettement plus forts que ce qui peut être observé pour la majorité des autres politiques d’innovation évaluées, justifient la prolongation du financement public de l’action des pôles.

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